Le vélo

J’enfourche mon vélo et les premiers coups de pédales sont hasardeux car toujours pris de vertiges (mauvaise respiration en nat’ ?), et la route descend direct je choisis donc la prudence doigts sur les leviers de freins…punaise mêmes des virages simples sont compliqués à négocier. Arrivé a un carrefour, je n’ai pas fait attention a un panneau de signalisation mis par l’organisation et je rate le virage… heureusement qu’une voiture me klaxonne pour m’avertir….décidemment ce tri commence mal, de plus je ressens une crampe derrière la cuisse droite donc je m’hydrate très régulièrement. Arrivé au pied du col de Joux Plane ma sensation de vertige n’a pas complètement disparu mais les jambes répondent mieux et je décide d’appuyer fort sur les pédales et combler mon retard en natation. De plus les conditions climatiques étaient parfaites pour faire une petite performance, néanmoins les manchettes me semblent impératives pour ne pas subir la brise du matin. Arrivé au sommet du col de Joux Plane, je pense avoir rattrapé une trentaine de concurrents et ça c’est bon pour le moral.

En haut de Joux plane

En haut de Joux plane

Je m’arrête quelques instants au ravito pour faire le plein des bidons et c’est avec beaucoup d’aplomb que j’amorce la descente de Joux Plane que les bénévoles m’ont annoncé très rapide et punaise ce que ça descendait vite! On atteint les 60 km/h allègrement mais je choisis la prudence surtout que la circulation n’est pas coupée. De plus l’état de la première portion de la descente est en piteux état, mes boyaux gonflés à bloc me font vraiment souffrir. Je passerai cette portion fesses au dessus de la selle. Si vous projetez de faire ce tri, prévoyez des pneus larges (perso je roule en 22mm mais je prendrais du 25 voire 28 sans problèmes) et une pression pas très haute mais suffisamment quand même pour ne pas crever sur les nombreux graviers présents sur tout le parcours.

Au briefing, on nous a dit que tant que l’on ne voit pas de panneau on continue tout droit. A un moment. j’arrive à une intersection sans possibilité de continuer tout droit et je n’ai pas vu de plaque de signalisation avant. A droite, ça tournait sec vers Samoens et à gauche vers un bled paumé dont j’ai oublié le nom mais ça tournait pas sec du coup je m’engage sur cette voie. Je ne vois aucun concurrents et ça m’inquiète et derrière moi je croise un arbitre qui m’indique être sur le bon chemin ainsi qu’un autre concurrent. Ouf, je peux donc continuer, tant pis pour les deux minutes de perdu. Je continue ma lancée et je ne vois toujours aucun concurrent devant, pourtant je roule plutôt fort, me suis dit que le niveau est vachement haut sur ce tri. Un moment je vois l’arbitre me suivre qui m’informe qu’on est sur le mauvais chemin et qu’il faut revenir! Je reviens sur le bon chemin après avoir perdu 10 mins et là je vois passer Heiko Sepp vainqueur du la version 228 l’an dernier! Je continue ma descente et je prend encore la mauvaise route et là je ne m’en suis rendu compte qu’à la dernière minute, même les arbitres à moto se sont encore trompés. En fait, les panneaux pour indiquer la direction sont placés exactement à l’endroit où le changement de direction s’opère et lorsque j’arrive en descente à vive allure, je n’ai pas eu le temps de le voir tôt et réagir, de plus j’avais aussi un oeil sur la route pour éviter gravier et nid de poules. Les organisateurs devraient penser à positionner plusieurs panneaux avant que le changement de direction ait lieu à la manière d’un gps qui vous guide. En fait, le meilleur moyen de s’affranchir de ces désagréments est de charger l’itinéraire gpx sur son gps vélo et de suivre ses indications.

Bref, je continue ma descente dans la bonne portion et là que vois-je ? Un triathlète que j’avais déposé dans la première section de Joux Plane, et puis un autre et encore un autre… en fait je suis quasiment reparti de zéro et mes efforts dans Joux Plane ont été vains!

Je ne vous raconte pas le coup que cela porte au moral sachant que Joux Plane est la seule difficulté du parcours 118 donc ça va être très difficile de (re)combler ce retard. Je ne me démonte pas pour autant et j’essaye d’envoyer la patate sur le reste du parcours. Le soleil se lève et les panneaux de signalisation sont de moins en moins visibles lorsqu’on a le soleil de face. Il y a trop de choses à gérer sur la partie vélo (route, circulation, panneaux, indication des bénévoles) et il est difficile de se concentrer sur son effort. Cependant, la force de ce parcours vélo réside dans ses paysages majestueux qui sont à couper le souffle! Arrivé à la dernière portion de ce parcours, je ne vois toujours pas de panneaux jaunes et j’ai un doute sur la direction à prendre. Je décide à contrecoeur de m’arrêter et d’attendre un concurrent derrière moi pour demander le chemin et lui aussi a un doute! Du coup on attend un autre concurrent qui nous indique le bon chemin. On arrive sur la dernière difficulté du parcours: la côte de Vaudagne. Au briefing, on nous avait parlé de cette route fermière dont une partie est exceptionnellement en travaux. Donc il a fallu descendre du vélo et le porter sur une cote de 100m à 15-20% comme en cyclocross quoi. Perso, sans compter cette parenthèse cyclocross exceptionnelle cette année, je trouve que c’est inutile de nous faire passer par cette route qui est dans un très mauvais état surtout en descente où j’ai eu de grosses frayeurs, j’aurai préféré passer par un col supplémentaire…. Enfin, il était temps de rejoindre Chamonix, et bien croyez le ou non j’ai encore pris un mauvais chemin à plusieurs reprises. Lorsqu’il n’y a pas de panneaux il y a des flèches ridiculement petites tracées sur le sol. J’arrive donc au parc à vélo après 4h10 et un bénévole prend en charge mon vélo et un autre me tend mon sac T2, vraiment ces bénévoles étaient au top!

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