La course

Réveil à 2h30 du matin pour rejoindre un car qui nous emmène de Chamonix à Montriond. Dans le bus, le calme règne tout le monde somnole, ça tombe bien j’ai quelques heures de sommeils à rattraper! Arrivé à 5h au lac Montriond, il fait très frais. Je me dirige dans le parc à vélo pour préparer un peu ma transition, on n’y voit pas grand chose et je n’ai pas pensé à apporter une lampe frontale. Je cherche à remplir mes bidons pour les mettre dans le porte bidon mais je ne vois aucun endroit où le faire, un bénévole m’informera que les jerricanes ne sont pas encore dispo. En fait, il n’y aura pas d’eau dispo avant le départ de la natation et c’est le premier point négatif que j’ai relevé vis à vis de l’organisation. Je devrais remplir mes bidons en T1 et tant pis pour la perte de temps… Il n’y avait ni eau, ni café, ni rien pour se remplir le ventre et j’ai trouvé ça un peu moyen juste avant une course de cette envergure. D’ailleurs, il n’y avait aucun endroit aménagé où faire ses besoins .. Bref, j’enfile ma combinaison et je vais déposer le sac T1 et le drybag et je me rapproche du sas de départ. Celui-ci est normalement lancé à 6h30 pour les athlètes du 228 mais il y eut un léger contre-temps de 10 mins. Après quelques « dysfonctionnements » au moment de donner le départ, les triathlètes du 228 ont pu se lancer corps et âmes dans ce magnifique lac. 15 mins plus tard c’était à notre tour de nous élancer…

La natation

Comme d’habitude, je suis une quiche en natation et je me retrouve toujours parmi les derniers. Bon faut dire, je ne me place pas non plus au milieu de la foule lorsqu’il s’agit de prendre un départ natation. Au fur et mesure de mon avancée, le jour se levait doucement, et chaque respiration était un moment de contemplation des magnifiques paysages qui nous entouraient. Approchant, la bouée du fond, je suis soudain emmêlé dans les algues, impossible de nager en crawl. Comme il avait fait chaud les jours d’avant, le niveau de l’eau avait baissé ce qui explique la proximité avec les algues, donc il a fallu contourner… Pour une raison que j’ignore, je n’arrive jamais à me donner a fond en natation, sans doute parce que je déteste cette sensation d’essouflement tout en étant dans l’eau. Bref, je sors de l’eau en 42mn (ma vitesse aura été un poil plus rapide qu’à l’Alpe) et je me dirige vers les sacs et je croise Alexandre qui me tend mon sac. Je me dirige vers la tente qui sert de vestiaire et je réalise vite que je suis parmi les derniers à être sorti de l’eau (86eme sur 114)… y a du niveau manifestement. Bref, je tente de retirer ma combinaison mais je suis pris de vertiges et de crampes aux mollets et en plus il caillait à 7h30 du matin. Après avoir maladroitement réussi à me changer, je sors et jette mon sac à un bénévole et je constate que les jerricanes d’eau sont enfin dispos.

Je charge les deux bénévoles de remplir mes bidons pendant que j’enfile mes gants et finalement je me dirige vers la sortie du parc à vélo..

Pages : 1 2 3 4 5