Du velib' au triathlon

Les aventures et péripéties d'un passionné de triathlon mais pas que.

Triathlon de Deauville M 2016: compte-rendu

Que d’émotions après ce triathlon au format M dont on m’avait tant parlé qui a eu lieu le samedi 4 juin à Deauville! C’était mon premier triathlon dont la partie natation est en mer, et pas n’importe laquelle puisque la Manche est réputée pour son côté froid et houleux. Pour l’occasion, les membres du club sont venus en masse et tout le monde a été finisher (que ce soit pour le format M mais aussi le L qui a eu lieu le dimanche 5).

L’avant-course

On m’avait parlé en tout début de saison de ce triathlon d’envergure international ayant lieu depuis 5 ans à Deauville. Voyant que plusieurs membres du club s’inscrivent je décide de franchir le pas, c’est toujours rassurant de se sentir entouré par les copains du club.

Pour l’occasion, nous décidons avec ma compagne d’y passer un week-end complet histoire de profiter de la mer et du beau temps probable pour un mois de Juin. Pour les billets de train, les ventes ont été ouvertes plus de 3 mois à l’avance et j’ai donc raté l’occasion d’avoir des prix super intéressants. En recherchant d’autres solutions de transports je tombe sur le site de http://www.starshipper.com qui assure la liaison Paris-Deauville en 2h30 et dont le billet coûte seulement 8 euros et qui accepte le transport de vélo à condition qu’il soit rangé dans une housse… parfait! Après avoir fait l’aller-retour en car, je dois dire que c’est juste nickel, pas de retard, les chauffeurs sont courtois, et il y a beaucoup d’espaces entre les sièges ce qui a rendu les voyage très confortable. Je n’ai croisé aucun autre triathlète durant le trajet ce qui prouve que ce mode de déplacement mériterait d’être mieux connu!

Les jours approchaient à grands pas, et après avoir fait mon triathlon d’enghien-les-bains j’avais vraiment hâte d’en découdre. Sur le plan nutritionnel, j’ai pris de la maltodextrine de la marque PunchPower pendant les 3 jours précédents la compétition histoire de voir si ça marche ou pas (et ça marche d’enfer). De plus, la prise de malto nous avait été conseillée par une diététicienne intervenante au club.

Les deux semaines entre Enghien et Deauville ont été un désastre météorologique reflété par la crue exceptionnelle de la Seine. En conséquence, je n’ai pas pu m’entrainer correctement  ni en CAP ni à vélo mais tant pis, il s’agissait avant tout de se faire plaisir et non de réaliser un temps. Une fois les valises posées à Deauville, force est de constater le temps maussade qui y règne. Notre hôte a carrément allumé le chauffage car on se les gelait sévère!

Le jour de la course

La nuit ne fut pas reposante tant le stress montait à l’approche du départ. Après avoir pris un léger petit-déjeûner, je range mes dernières affaires et me dirige vers la plage pour retirer mon dossard. Une bruine tombait et cela ne me rassurait guère, déjà que j’ai fait mon premier triathlon à Enghien dans des conditions dantesques, j’espérais vraiment débuter celui-ci sous de meilleures auspices. Plus je me rapprochais du village exposant et plus il faisait froid, à mon arrivée sur place j’étais tétanisé! On avait annoncé les jours précédents une mer à 12° soit à la température limite autorisée. Je m’apprête à récupérer mon dossard que je croise déjà Isabella qui l’a déjà retiré, on s’échange quelques mots pour se rassurer. Je retire le mien et je me rend devant mon emplacement vélo dans le parc à vélo. C’est un paysage différent de ce que j’ai connu à Enghien, chaque concurrent dispose d’un bac où tout ses effets personnels doivent être mis et rien ne dois trainer sur le sol.

Je commence à préparer tranquillement mes affaires tandis que les copains du club arrivaient progressivement. Nous étions tous regroupés dans la même zone et cela est un aspect des sorties clubs que j’ai le plus apprécié. Je trouve que se retrouver proche les uns des autres renforce la cohésion au sein du club. Je finis de préparer mes affaires et je vais avec Amin déposer notre sac à dos à la consigne. Lorsque je reviens dans le parc à vélo, j’enfile ma combinaison et je finis de préparer mes dernières affaires pour faciliter la transition et là c’est le drame, j’ai laissé mon bonnet à l’intérieur du sac dans la consigne!

Je cours vers la consigne et là une file monstrueuse se dresse devant moi. Lorsque c’est mon tour, je vois qu’une montagne de sac se trouve devant. Face à la forte affluence, les bénévoles n’ont pas le temps de ranger les sacs par numéro et les empilent derrière eux, mais la chance m’a quand même souri lorsque j’aperçois mon sac soigneusement rangé à sa place. Etant venu le déposer tôt, les  bénévoles avaient encore le temps de le ranger à sa place. Ainsi, je récupère mon bonnet et lorsque je reviens à mon emplacement, tous les copains du club étaient déjà partis et je remarque que l’un d’entre eux a eu la gentillesse de ranger toutes mes affaires dans le bac pensant sûrement que j’étais déjà allé me placer dans le sas natation. Ce contretemps m’a empêché de prendre part à la photo de groupe que j’ai pu voir après:

photogrpe

RMA Triathlon Paris en Force :)

Natation (1,5 km)

Il est déjà temps d’aller vers le sas natation, n’étant pas un très bon nageur je me place dans le sas intermédiaire. Les minutes s’écoulent et la tension monte progressivement. L’organisation a finalement annoncé une température de l’eau à 14 degrés. Ca semble froid….très froid. Il est 10h, la première vague de nageur « expert » s’élance dans la mer. Nous nous avançons lentement pour prendre place devant la ligne de départ et nous partons à la rencontre de cette mer dont j’avais tout entendu à son sujet. Au contact de l’eau, je ne trouve pas l’eau si froide que ça et je commence à poser ma nage tranquillement. Pour avoir une idée d’un départ natation en triathlon regardez donc:

Le parcours natation consiste à réaliser une boucle de 750m deux fois et chaque boucle est composée de deux bouées qu’il faut contourner. D’ailleurs, le passage par ces bouées se fait au forceps tant le nombre de nageur est élevé.  La première boucle finie, je me dirigeais vers le début de la seconde boucle et rebolotte. Je sors de l’eau en 34 mn (un temps très bon compte-tenu de mon niveau moyen) et je cours vers le parc à vélo pour la transition. A enghien, celle-ci avait duré 10 mn et j’étais déterminé à drastiquement réduire ce temps mais mon manque d’expérience ne m’aura permis de réduire ce temps qu’à 6mn. Selon les résultats officiels, sur 1000 compétiteurs, je suis approximativement le 850ème plus lent à faire cette transition c’est pour dire mon efficacité! Le temps s’était nettement adouci et c’est sous un petit soleil que je m’élance vers la sortie du parc à vélo.

Vélo (41,5 kms)

Le parcours vélo du triathlon de Deauville est réputé pour être vallonné avec sa fameuse cote de saint-laurent en tout début de parcours connue pour être casse pattes. Les sensations sur le vélo après la natation sont vraiment bizarres et je suis sitôt pris de points de côté qui me suivront jusqu’à la fin de la course à pied. Je préfère rouler le premier kilomètre à un rythme raisonnable histoire de retrouver de bonne sensation et espérer d’atténuer les points de côté. Après le premier kilomètre, je vois la fameuse cote de saint-laurent au loin qui se dresse tel un véritable mur à franchir. Le sol était sec je n’hésite pas un seul instant en me mettant en danseuse et emmener du braquet, je démarre l’ascension en 50×17 et je la terminerai en 50×25 dans les parties les plus raides. A ce moment de la compétition, la côte est bondée de cyclistes et la plupart ont vraiment beaucoup de mal à gravir ce mur et plusieurs posent pied à terre. Certains sont plus téméraires et forcent mais leur vitesse est tellement lente qu’ils zigzaguent pour garder l’équilibre et c’est en slalomant ces cyclistes que j’ai failli me retrouver à plusieurs reprises par terre. Il m’est même arriver de devoir demander aux arbitres de serrer leur moto sur le côté pour que je puisse passer, bref il m’était impossible d’aller vite, tant pis je n’ai qu’à apprendre à bien nager pour sortir moins tard! La dernière portion de la côte est vraiment très pentue et je sens les cuisses chauffer mais c’est une section très courte. Arrivé au sommet, il était temps de véritablement s’élancer…les jambes répondaient hyper bien après avoir franchi ce mur et j’avais hâte d’en découdre tant les conditions à Enghien m’avaient contraint de ralentir la cadence pour ne pas chuter.

La montée de la côte de Saint-Laurent

La montée de la côte de Saint-Laurent

Le parcours vélo est tout en relance avec des virages bien serrés dont j’ai trouvé les marquages au sol peu voyant (peut-être n’ai je pas l’habitude des compétitions). Les descentes sont très raides et très techniques et le dénivelé perdu dans ces descentes est récupéré sur de longues portions en faux plats bien casses pattes. Cependant, je sentais que mes jambes étaient en furie ce qui m’a permis de doubler plusieurs centaines de triathlètes notamment dans les portions en faux plats. J’y allais tellement fort que paradoxalement je me servais des deux grosses cotes suivantes pour souffler un peu en baissant la cadence. Je finis le parcours vélo en 1h18mn et en ayant regardé les résultats officiels, je n’en revenais vraiment pas d’avoir été le 62ème plus rapide à vélo. Comme quoi, mon trajet vélotaf est un vrai terrain de jeu pour s’améliorer et maintenir la forme!

Encore une fois, je prend une éternité pour faire la transition (+ de 3 mn) et je sors du parc à vélo pour accomplir la dernière partie de ce triathlon.

Course à pied (10 kms)

La CAP est constitué d’une boucle de 5 kms à réaliser deux fois. Ce fut clairement la partie de la compétition la plus ennuyeuse. Le parcours nous fait passer sur les planches et on sent que les organisateurs ont dû se casser la tête à « trouver » 5 kms tant on fait des allers-retours sur la même portion. Le plus gros point positif vient des nombreux supporters éparpillés tout le long du parcours pour nous encourager. J’aperçois ma compagne et également Stéphane pour nous encourager, cela rend toujours la course plus facile et agréable.

Par ailleurs cette partie CAP avait un caractère spécial puisque je courais aux couleurs de l’association A chacun son everest basée à Chamonix et qui aide les enfants atteints de leucémie ou de cancer et également les femmes en rémission d’un cancer du sein.

2-Trideauville-Olympique-2016-LB-2006

A l’image de ma performance à Enghien, je suis également pris par deux points de côtés qui brideront ma vitesse à la même allure. Je finis cette dernière partie en 50 mns et le triathlon en 2h55 avec un classement à la 232e position dont je suis très content.

Conclusion

Le plus gros point positif de ce triathlon est lié à la présence de beaucoup de membres du club. La partie natation et vélo sont vraiment sympas mais la partie CAP est vraiment déprimante et c’est pire dans le format L qui consiste à réaliser 4 fois cette boucle! Je réalise encore une fois que j’ai beaucoup de travail à faire sur les transitions. Ma prochaine compétition sera de taille puisqu’il s’agit du format L de l’alpes-d’huez avec un parcours vélo digne d’une étape du tour de France avec toujours comme objectif de réduire le temps de transition et de réaliser je l’espère une belle perf sur l’ascenscion de l’Alpes-d’Huez, en tout cas ça sera mon premier L et mon premier triathlon en montagne… j’ai déjà hâte!

5 Comments

  1. BRAVISSIMO!!!!!!!-)))))

  2. Super post ! Bravo pour ton temps sur la montée de Saint-Laurent !

    • L'Enfant Terrible

      9 juin 2016 at 13 h 26 min

      Merci! Je suis effectivement content de mon temps, avec Pierre on s’est fixé un nouveau challenge sur la montée de l’alpes-d’huez…je pense que je ferai moins le malin!

  3. Bravo. Belle chronique.

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