Du velib' au triathlon

Les aventures et péripéties d'un passionné de triathlon mais pas que.

Triathlon d’Enghien-les-Bains M 2016: compte-rendu de mon premier triathlon

Ca y est! La saison de triathlon est enfin lancée pour moi. Après plusieurs mois d’entrainement, il est enfin venu le temps de se faire plaisir à nager, pédaler et courir! Pour mon premier triathlon qui a eu lieu à Enghien-les-Bains le dimanche 22 mai 2016, j’ai décidé de directement attaquer par une épreuve au format M car je pense qu’une épreuve plus courte ne me convienne pas vraiment et pour cause, après ce premier triathlon j’en ai conclu qu’un format L me conviendrait sans doute mieux! Mais d’abord parlons de cette édition du triathlon d’Enghien-les-Bains 2016.

Dans le parc à vélo

Dans le parc à vélo

L’avant-course

Enghien-les-Bains est une ville située au nord de Paris (à une quinzaine de kilomètres) réputée pour son lac et son célèbre casino. Lorsqu’on m’a parlé du triathlon qui a lieu dans cette ville, deux aspects m’ont poussé à m’inscrire: le parcours vélo avec un bon dénivelé (vu que j’adore grimper des côtes) et le prix d’inscription vraiment abordable (38 euros). De plus, habitant Paris, je n’ai pas eu besoin de réserver une chambre d’hôtel ni de billet de train ce qui m’a tout de suite décidé à m’inscrire d’autant plus que beaucoup de personnes du club se sont également inscrites…au moins je n’allais pas être seul.

A la veille de la course, la tension monte car je n’ai jamais participé à un triathlon et je n’ai jamais nagé ailleurs qu’en piscine. Lorsqu’il est temps de rassembler les affaires, je me rends compte qu’avec les chaussures de vélo, de running, la combinaison … mon sac à dos est blindé mais ouf j’arrive à tout faire rentrer.

Par ailleurs, les prévisions de ce week-end étaient vraiment mauvaises et il était annoncé beaucoup de pluie pour la journée de dimanche… donc non seulement j’allais découvrir tous les aspects du triathlon en compétition ce jour-là mais avec une difficulté supplémentaire. Pour info, selon France Météo, il a plu ce week-end l’équivalent d’un mois de précipitation.

Le jour de la course

Au réveil, j’ai vu qu’il pleuvait beaucoup et cela ne me rassurait guère. J’ai pris mon petit déjeuner et je m’étais calmement préparer à y aller. Vu la pluie, j’ai dégonflé d’un bar la pression de mes deux pneus pour avoir une meilleure adhérence, ce n’est que le début de la saison et il serait bête de chuter et de se blesser. De plus, ce triathlon ne constitue pas un objectif de saison, il s’agit avant tout d’une découverte et de détecter les aspects de la compétition sur lesquelles mettre l’accent lors des entrainements.

En sortant de chez moi, j’ai été épargné par la pluie jusqu’à mon arrivée à Enghien-les-Bains où j’ai rejoins les copains du club. Nous sommes allés tous ensemble retirer le dossard plutôt rapidement (mention spéciale à l’organisation de ce triathlon qui était selon moi impeccable, un grand bravo aux bénévoles). Matthieu (un membre du club) me demandait si j’ai un porte-dossard pour pouvoir porter facilement le dossard à l’arrière sur la partie vélo et à l’avant sur la partie de course à pied. Je n’avais pas du tout pensé à cet aspect, et je me suis dit que j’avais eu raison de me faire violence à  participer à ce triathlon malgré la pluie. Du coup, j’épingle un dossard à l’arrière et l’autre à l’avant mais juste d’un seul côté du dossard vu que mon t shirt vélo se ferme avec une fermeture éclair … tant pis il faudra que je ferme les deux autres épingles pendant la transition T1 (natation/vélo) quitte à perdre un peu de temps, je ne suis pas à ça près au final. A ce propos, je tiens à remercier Matthieu pour ses nombreux conseils et son assistance le jour de la course pour préparer mes affaires de transition et m’expliquer quelques aspects de la course notamment sur le fait qu’il ne faut pas toucher au vélo tant que le casque n’est pas mis.

Natation (1,5 kms)

L’heure du début de l’épreuve approche, j’enfile ma combinaison de natation flambant neuve tout content et on se dirige tous vers le départ de natation qui a lieu dans le lac d’enghien. Je m’assois au bord de l’eau pour tâter la température de l’eau et je ne la trouve pas si fraiche que ça, on avait annoncé une température de 18°C donc le port de la combinaison n’était même pas obligatoire. Je glisse dans l’eau et là j’entends ma combinaison craquer! En tâtant ma cuisse, j’ai localisé un accroc :(, j’étais dégouté surtout que c’était la première fois que je l’avais enfilé. J’ai été tout de suite rassuré par les copains du club de ne pas trop m’en faire et que c’est quelque chose de courant mais j’avais perdu ma sérénité. Toutefois, je sentais que le tissu intérieur de la combinaison n’avait pas de déchirures donc les capacités protectrices de la combinaison étaient toujours préservées…ouf! (Mais ça me faisait chier quand même de l’avoir abimé).

Le départ natation est lancé et là c’est la guerre! On se rentre tous dedans et ceci a duré plusieurs minutes jusqu’à ce que les niveaux des différents nageurs nous séparent, et en excellent nageur que je suis je me suis retrouvé bien à l’arrière. L’eau du lac est tout sauf limpide mais au final je m’y suis fait plutôt rapidement et je commençais à avoir de bonnes sensations de nage. Par contre, je pense avoir perdu beaucoup de temps à m’orienter, mes lunettes se sont remplies de buée et je peinais à voir la première bouée, je ne faisais que suivre le flot de nageurs et je pense avoir pas mal zigzaguer. J’ai décidé quand même de m’arrêter et de retirer la buée des lunettes et c’était tout de suite mieux pour se repérer. La prochaine fois, je n’hésiterai pas à m’arrêter et les nettoyer quitte à perdre le rythme et du temps mais au moins je saurai vers où je nage.

J’ai fini par sortir de l’eau en 35 min (n’ayant pas pris mon chrono, j’ai entendu ça des spectateurs aux alentours). Je suis plutôt content de mon temps et je me dirige vers la transition natation vélo en marchant tranquillement. Après avoir nagé autant, j’avais la tête qui tournait et je ne voulais pas me presser et tomber. Lors de la transition vélo, je peinais un peu à retirer ma combinaison de mon pied gauche car j’avais oublié de retirer la puce au préalable. Je prends clairement mon temps lors de la transition vélo, j’enfile même des sur-chaussures pour protéger mes chaussures de la pluie et je me dirige tranquillement vers la sortie du parc à vélo. En consultant les résultats en fin de course, j’ai réalisé avoir passé 10 min pendant cette transition ce qui constitue une éternité « dans le monde du triathlon ».

Lac d’Enghien-les-bains

Vélo (40 kms)

Le parcours vélo consiste à faire 3 boucles dans la forêt de Montmorency pour une distance totale de 40 kms et un dénivelé positif moyen de 430m approximativement. Je ne sais pas si c’est parce que je n’ai jamais enchainé de la natation avec du vélo mais j’ai senti que mes jambes ne répondaient pas très bien et mon coeur s’emballait dès que j’essayais d’envoyer plus de puissance. Je décide de mouliner pendant 5 minutes histoire de stimuler la circulation sanguine dans les jambes et d’habituer le coeur à ce nouvel effort. Le parcours vélo est très bien balisé grâce à la présence de nombreux bénévoles à chaque point important du parcours (virage, rond-point etc) et encore une fois je tire mon chapeau à l’organisation, c’était impeccable! J’ai même vu des bénévoles avec un balai à la main pour virer de l’eau de pluie qui s’accumulait sur une partie de la route afin d’assurer notre sécurité, franchement nickel! En plus des bénévoles, de nombreuses personnes d’Enghien nous supportait et j’ai même entendu dire que certains ont ouvert leur garage aux participants ayant eu un pépin technique afin qu’ils puissent réparer leur vélo à couvert.

J’arrive rapidement à la côte de Saint-Prix dont on m’a tant parlé. Je décide de tout de suite me mettre en danseuse et je la passe sans difficultés particulières, c’est vrai que c’est pentu mais c’est plutôt court et comme je l’ai dit j’adore grimper des côtes… mais j’ai vu quelques concurrents finir les derniers mètres à la marche. Soit dit en passant, à cause de la pluie, il fallait faire attention à la roue arrière qui pouvait glissait facilement et particulièrement en danseuse, ce qui m’a un peu limité en terme de vitesse. Arrivé au sommet, on se lance dans un faux plat descendant de plusieurs kilomètres et là mes lunettes se sont remplies de buée et je ne pouvais l’enlever qu’en m’arrêtant et les essuyer. C’était tout sauf évident de les nettoyer avec mes affaires mouillées mais j’y arrive une première fois et en les remettant la buée se reforme direct … mer**! Je les nettoie une seconde fois et cette fois c’est bon mais cet arrêt m’aura fait perdre deux minutes (je songe sérieusement à porter des lentilles les jours de pluie).

Mes jambes finissent enfin par bien répondre et je commence à vraiment prendre plaisir sur la partie vélo qui au final s’est avérée tout en relance avec de nombreux virages techniques. D’ailleurs, mon seul regret est que la pluie ait rendu le terrain vraiment glissant par endroits, donc il a fallu bien freiner aux virages et carrefour pour éviter de chuter bêtement.

Après les 3 boucles je rentre au parc à vélo et là je vois que la plupart des concurrents ont déjà commencé à courir. Je pose mon vélo et je passe encore pas mal de temps à me changer pendant 5 mins (encore une éternité) et je m’élance en course à pied.

Course à pied (10 kms)

Cette partie consiste à faire deux boucles autour du lac. Dès le départ, j’ai été pris de deux points de côtés violents qui m’ont empêché de courir à mon rythme sûrement dû à un manque d’entrainement à enchainer les 3 activités. J’essaye de réguler ma respiration mais impossible de me débarrasser de ces douleurs, de plus je sens des crampes d’estomac qui m’ont vraiment compliqué la tâche. Il y a des bénévoles tout le long du parcours pour nous encourager et nous ravitailler en eau ou coca mais je préfère m’abstenir d’ingérer quoique ce soit. Sur le retour de la première boucle, je pense à courir en sous-régime jusqu’à la fin de la boucle et de faire la deuxième partie à mon rythme habituel en espérant que d’ici là les douleurs aient disparu. Mais rien n’y fait, les douleurs sont revenues tout aussi fortes et je finis ce parcours CAP sous une pluie battante en 50 mns (ce qui correspond à mon rythme marathon) … pas si mal après tout car je pensais avoir été beaucoup plus lent que ça. Mon temps final est de 3h02 mais je n’ai pas eu le temps de savourer d’avoir fini mon premier triathlon qu’une pluie diluvienne s’est abattue sur nous. Il était temps de plier bagage et de retourner à Paris!

Conclusion

Que retenir au final de cette première expérience:

  • Encore une fois, j’ai trouvé l’implication des bénévoles au top et un grand bravo à eux.
  • Ce format de triathlon ne me convient pas vraiment, je pense qu’un triathlon L me conviendrait mieux. En effet, étant un bien meilleur cycliste et coureur que nageur, les distances du parcours vélo et CAP en M sont bien trop courtes pour réduire mon handicap en natation. Pour rappel, dans un triathlon au format L, la partie natation ne fait en général que 400m de plus que celle d’un M tandis que les partie vélo et CAP ont des distances doubles. Mais encore faut-il avoir les capacités pour tenir de telles distances.
  • J’ai réalisé que travailler les transitions est très important. Honnêtement, je pensais avoir passé 5 mns en T1 et 2 mn en T2 mais j’ai mis le double et j’ai réalisé que ces minutes sont très précieuses. J’ai fait un rapide calcul, si j’avais juste optimisé mon temps de transition j’aurai pu grimper de plusieurs dizaines de places dans le classement ce qui est loin d’être négligeable (sans parler de ce temps perdu à essuyer mes lunettes).
  • Qu’il va falloir davantage faire des enchainement en entrainement pour habituer le corps à ces nouvelles contraintes.
  • Et que c’est bon de savourer la compétition après des durs mois d’entrainement.

Mon prochain triathlon aura lieu à Deauville en M et toujours dans une optique de découvrir des aspects supplémentaires comme par exemple la nage en mer dans une eau glaciale. Je n’aurai toujours pas d’objectif de temps si ce n’est optimiser celui des transitions qui sont réputées être pénible à Deauville! Et on m’a aussi parlé d’une autre côte qui pique les jambes, j’ai hâte!

6 Comments

  1. Hey !! Bravo champion ! j’essaierai d’être là à Deauville pour t’encourager 🙂

  2. Bravo!!! J’adore ton CR!!
    Encore congratulations!!! ☔️☔️☔️☔️☔️☔️

  3. Well Done Ali 🙂
    Vivement Deauville !

  4. Woop woop! Bravo! My champion! ❤️

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